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On peut comparer la masse des blogs de sims à une mer : étendue tellement immense que l'on peut s'y noyer si l'on n'a pas de compas. Parfois on peut tomber sur une vague sur laquelle on peut surfer, parfois sur une petite vague tremblotante et frêle dont l'on ne retient que le gout amèrement salé au final. behindblueeyesim fait, malheureusement pour lui, indubitablement partie de cette seconde catégorie.
L'idée de base était pourtant intéressante, bien que pas excessivement originale : les aventures d'une gosse enfant de stars, pétée de pépèttes et s'ennuyant à mourir dans son petit monde de riches. Soit,
Lolita Pille fait des émules. Cherchons donc à nous lancer dans les tribulations semi-festives de Nuptia & co. Première remarque : c'est plein de parenthèses. En soit, je n'ai rien contre les parenthèses, du moment qu'elles servent à quelque chose. Ici, c'est uniquement pour ponctuer le récit de remarques inutiles, de tentatives de blagues
kikoolol, accentuer une phrase dite auparavant... Nuisant plus au récit qu'autre chose, et faisant croire que l'auteure pense que les lecteurs sont des crétins. C'est bien beau de vouloir se rapprocher du lecteur, encore faut-il savoir le faire avec tact.
Une histoire de sims, c'est un récit. Pas un “racontage de life” comme on ferait sur un blog perso. Mêler les deux est donc une tentative à l'intérêt discutable. Je prends un exemple tout simple tiré de Behind Blue Eyes : l'article où Mandarine nous narre les déboires qu'elle a eu à prendre les photos dans l'hôpital est purement dispensable. Imaginez la scène : au beau milieu d'un film, le réalisateur interrompt le film pour expliquer ses malheurs avec la production qui ne lui a pas donné assez de sous. On apelle ça un making-of. Et on ne met pas ça au beau milieu d'un film, livre, lecture de toute sorte. On en fait un addendum. D'une parce qu'il y a des gens que ca n'intéressent pas, de deux parce que ça coupe le récit. Lire ou ne pas lire ? Là est la question...
« Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines... » Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase me fait penser à Behind Blue Eyes. La morosité est plus que présente dans le récit, qui se veut empli de vie mais en révèle en vérité autant qu'un étalage de boucher. Pourquoi avoir écrit le tout d'un ton faussement joyeux, drôlement pathétique ? Un côté mordant, sarcastique aurait bien mieux desservi l'histoire... Histoire qui d'ailleurs ne révèle pas de gros bouleversements, ceux-ci n'ayant aucun intérêt pour l'avenir. Pourquoi blinder le scénario de clichés
post-Pille (la comparaison n'est pas glorieuse certes,
Lolita Pille n'ayant pas elle-même inventé grand chose) alors qu'il existe tellement de possibilités de faire une histoire qui sort du salmigondis simsien ? Et passons sur de nombreuses bévues dans la rédaction, l'exemple le plus flagrant étant lorsque Nuptia entre dans l'hôpital, et où l'on apprend successivement que le personnel de l'hôpital a une façon bien particulière de considérer le secret médical, et que, hôtel et hôpital ayant le même préfixe, l'on peut interchanger les rôles, et louer un étage d'hôpital...
Mais ne nous épanchons point trop. Ce blog n'est absolument pas maîtrisé de bout en bout. Alors qu'on aurait pu se retrouver face à un blog sympathique à suivre, on ne retrouve là qu'une histoire confuse, passant d'un personnage à un autre, un humour parfois déplacé, des personnages à la psychologie survolée mais jamais explorée... Je lance donc un appel à Mandarine : pourrais-tu, s'il te plait, m'expliquer tes choix ? Tu me trouves ici plus que circonspect, et j'aimerais te comprendre... Car là, la vague s'est trouvée être sacrément salée.
BiF'
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La peau bien blanche, la robe bien noire, les yeux masqués par une épaisse couche de maquillage, elle surgit d'ailleurs. Il est 20 heures, mardi 20 juin, et l'humble promeneuse que je ne suis pas ne s'étonne que peu de cette apparition. Ce n'est pas la première fois qu'une histoire comme Behindblueeyesim cherche à faire sa place dans ce vaste terrain vague qu'est le blog, et malheureusement pas la dernière qu'elle échoue.
Au départ évidemment, la facilité n'est pas de mise. Le sujet abordé, battu et rebattu, maltraite sans pitié notre soif de fraîcheur et l'amène à se réduire au désir plein d'espoir d'être séduit, charmé, ou simplement intéressé par une intrigue rondement menée. A nouveau, il faut essuyer une frustration d'autant plus violente qu'elle ne fait plus place à aucune autre attente. C'est le vide. Et même si quelque fois l'on se raccroche à un paragraphe correctement écrit ou à une photo esthétiquement agréable, il faut reconnaître que l'on est indéniablement déçu.
Au final, cette déception, aussi prévisible soit-elle, nous ferait presque dire que derrière ces beaux yeux bleu, il n'y a rien...
Dommage.
Junie.