Introduction à l'introduction

Introduction à l'introduction
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Bonjour à toi fan d'histoires de sims convaincu, ou sur le point de l'être. Si tu es ici, tu es ici. Il faut le savoir. Pour que l'introduction reste digne de son nom, elle sera brève et dans la mesure du possible, concise.

Inutile donc de s'épancher longuement sur le but d'un blog de critiques d'histoires de sims, je crois qu'il n'y a ici aucune difficulté particulière.

Ce blog est différent des autres en ne l'étant pas. Une critique est une critique et le restera. Cependant, elle évolue et se modifie en fonction de son créateur. En l'occurence, nous sommes deux créatiqueurs. Lui et moi. Je suis moi, et il est lui. Junie s'occupe seule des montages.

Je suis loin d'être une inconditionnelle du résumé de manière générale. Et lorsqu'il s'agit d'une histoire de sims, cette tendance est encore plus forte. Mise à part leur inutilité latente, les résumés se ressemblent à peu près tous et ne guident donc que très mal l'éventuel lecteur. Vous ne trouverez donc pas ici de résumé à proprement parler mais les critiques seront évidemment compréhensibles pour tout le monde, lecteur ou non de l'histoire en question.

Bien que nous prospections, de manière générale, par nous-mêmes pour trouver des histoires de sims à éplucher, il est évidemment possible de nous laisser un commentaire si vous désiriez nous faire gentiment part de l'adresse d'un blog d'histoire de sims en particulier.

Je crois que tout est dit, place maintenant à la matière de Critisims.

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Désormais, sur Critisims, il existe un système d'appréciation.
Avant même d'avoir lu la critique entière il est possible
d'en connaître la tonalité, et ce grâce à la couleur du titre de son article !
Il existe quatre niveaux de couleur. Rouge, jaune, vert, bleu.
Le plus apprécié étant le rouge ; le moins apprécié, le bleu.

::FNEW::
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# Posté le lundi 12 juin 2006 13:00
Modifié le vendredi 25 août 2006 08:00

Petitesimette

Petitesimette

Je ne privilégie aucune forme de classement de type "podium" cependant j'avais très envie de commencer ce nouveau blog par cette histoire, que l'on pourrait, en condensant généreusement, qualifier de "ma préférée".

Mais, Dieu merci, nous n'en sommes pas là car il y a, avant tout, différentes choses à dire.

Cette histoire de sims a été commencée par Claire le vendredi 27 mai 2005 (je n'ai pas l'heure précise, mais vous comprenez l'intention) et marque un grand tournant dans les histoires de la communauté sims française de manière générale. Elle inaugure en effet une nouvelle manière de traiter les chroniques simsialles, non plus pour l'image, mais par l'image ; image qui passe donc en quelque sorte au second plan, éclipsée par le corps du texte en lui-même.
En ce 27 mai 2005, le temps d'une nouvelle maturité est venue. Cette maturité est avisée, exaltante et surtout d'une fertilité qualitative encore inégalée, et qui sait, inégalable. Ce blog de petitesimette inspirera une partie des auteurs d'histoires, engendrant des résultats plus ou moins réussis, selon les cas.

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Le succès, n'est évidemment pas immédiat mais avance petit à petit, de manière déterminée, et il faut l'avouer grâce à des blogs stars réputés qui, au milieu de leur platitude auront quand même eu le mérite (et il faut le leur concéder) de remarquer le talent là où il est réellement présent.

L'intrigue de l'histoire, bien qu'évidemment importante, n'est en fait que secondaire. Au fur et à mesure que les pages défilent, un réel attachement se fait pour l'ambiance générale, les personnages, leurs caractères, leurs réactions. L'identification est possible à pratiquement chacun des protagonistes, tant leur personnalité est profondément creusée, réfléchie. Autour du personnage principal de Gwenaëlle Delletain se tisse une toile complexe et fragile, qu'on appelle couramment "la vie".
Cette vie, toujours rapportée avec finesse, humour et élégance stylistique nous attache solidement à elle et nous entraîne sur son champ de bataille quotidien, ses surprises, ses joies et déceptions.

Ceux qui s'y sont laissés prendre n'en sortent plus jamais vraiment indemnes et les réactions et commentaires des lecteurs viennent confirmer le sentiment très personnel de refus de la fiction, de rapprochement constant avec notre réalité.

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Il serait évidemment inapproprié de résumer grossièrement le travail long et passioné d'une créatrice douée et courageuse par une vulgaire note supprimant ainsi toute éventuelle nuance, et c'est pourquoi, vous le devinez, je ne le ferais pas.

Nous finirons donc par une simple phrase.


Junie.
# Posté le lundi 12 juin 2006 14:47
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:37

Valhya ou la guerre des Anciens

Valhya ou la guerre des Anciens
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L'histoire de Valhya est typiquement celle qui aurait pu mal tourner. Celle que vous auriez alors cru lire pour la dixième fois, ne se différenciant des autres que par la faible divergence des mots dans la barre d'adresse. Ecrire une histoire de sims, c'est toujours prendre des risques. Ecrire une histoire fantastique de sims c'est prendre doublement des risques. Par une logique implacable, l'écriture de cette histoire a donc engendré une triple prise de risques.

Un mélange organisé avec soin entre fiction et réalité. Un basculement entre deux mondes auquel nous assistons sans aucun trouble majeur. Reste que certains éléments peuvent surprendre au premier abord, comme la transformation de l'héroïne en caïnite, certainement un peu rapide pour nos yeux d'humains fatigués. Mais avec du recul et une ou deux relecture, il apparaît comme évident que cet effet, délibéré ou non, s'harmonise parfaitement avec le reste du récit et nous prépare même au nouveau rythme qu'il prend.


Valhya porte en elle une part de chacun d'entre nous. Celle du rêve, de l'idéal. Celle qui étouffée par la raison de l'extérieur n'a jamais pu s'exprimer avec force et conviction. Ce thème fréquent de l'évasion par le changement plus ou moins radical prend ici une dimension toute particulière, puisque le lien avec la réalité est malgré tout toujours maintenu, et occasionne un parrallèle comparatif permanent.

Pari réussi donc pour cette expérimentatrice blogale d'un nouveau genre et qui nous prouve encore une fois que sortir des sentiers battus ne peut être que payant lorsque l'on arrive à tracer proprement son chemin, sans se contenter des hautes herbes.

Junie.

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On aurait pu croire, en lisant l'intitulé du blog, qu'il faisait hommage au plus célèbre des tranquilisants. Au final, de ce tranquilisant, il ne garde que l'aspect hautement addictif. Valhya, c'est avant tout une jeune fille mal dans sa peau, en quête de renouveau. C'est l'histoire de ses amis, anciens et futurs. Des rivalités, des rapprochements, des sentiments, des vouvoiements et tutoiements : Valhya, c'est un péplum adapté à la sauce comics.

L'auteure y est une péripatéticienne au sens étymologique du terme - du grec péripatos, qui signifie promenade ; une péripatéticienne est donc une "promeneuse"... - : elle se promène dans son jardin à idées, y prend des fleurs, et fait un joli bouquet garni. Elle joue plus sur les idées que sur les mots, s'accroche à elles et s'appuie entièrement sur ses fleurs. Savoureux mélange de lycanthropie, de vampirisme et autres mythologies monstrueuses, la créatrice a su astucieusement magnifier le film Underworld - qui est mauvais, mais là n'est pas la question - dans ce blog, en ayant une vraie personnalité. Et Dieu sait que la personnalité est généralement ce qui manque.

Valhya, lecture chaudement recommandée. Ne vous fiez surtout pas aux premières pages, qui semblent terriblement banales mais néanmoins nécessaires ; ne vous fiez pas aux petites erreurs de scénario que l'on peut apercevoir de-ci de-là ; ouvrez vos esprits, passez au-dessus de ces légers défauts, et regardez le bouquet. Petit message à l'auteure, si elle nous lit : fais en sorte que le bouquet ne se fane pas...

BiF'.

# Posté le lundi 12 juin 2006 16:02
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:38

Behind Blue Eyes

Behind Blue Eyes
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On peut comparer la masse des blogs de sims à une mer : étendue tellement immense que l'on peut s'y noyer si l'on n'a pas de compas. Parfois on peut tomber sur une vague sur laquelle on peut surfer, parfois sur une petite vague tremblotante et frêle dont l'on ne retient que le gout amèrement salé au final. behindblueeyesim fait, malheureusement pour lui, indubitablement partie de cette seconde catégorie.

L'idée de base était pourtant intéressante, bien que pas excessivement originale : les aventures d'une gosse enfant de stars, pétée de pépèttes et s'ennuyant à mourir dans son petit monde de riches. Soit, Lolita Pille fait des émules. Cherchons donc à nous lancer dans les tribulations semi-festives de Nuptia & co. Première remarque : c'est plein de parenthèses. En soit, je n'ai rien contre les parenthèses, du moment qu'elles servent à quelque chose. Ici, c'est uniquement pour ponctuer le récit de remarques inutiles, de tentatives de blagues kikoolol, accentuer une phrase dite auparavant... Nuisant plus au récit qu'autre chose, et faisant croire que l'auteure pense que les lecteurs sont des crétins. C'est bien beau de vouloir se rapprocher du lecteur, encore faut-il savoir le faire avec tact.

Une histoire de sims, c'est un récit. Pas un “racontage de life” comme on ferait sur un blog perso. Mêler les deux est donc une tentative à l'intérêt discutable. Je prends un exemple tout simple tiré de Behind Blue Eyes : l'article où Mandarine nous narre les déboires qu'elle a eu à prendre les photos dans l'hôpital est purement dispensable. Imaginez la scène : au beau milieu d'un film, le réalisateur interrompt le film pour expliquer ses malheurs avec la production qui ne lui a pas donné assez de sous. On apelle ça un making-of. Et on ne met pas ça au beau milieu d'un film, livre, lecture de toute sorte. On en fait un addendum. D'une parce qu'il y a des gens que ca n'intéressent pas, de deux parce que ça coupe le récit. Lire ou ne pas lire ? Là est la question...

« Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines... » Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase me fait penser à Behind Blue Eyes. La morosité est plus que présente dans le récit, qui se veut empli de vie mais en révèle en vérité autant qu'un étalage de boucher. Pourquoi avoir écrit le tout d'un ton faussement joyeux, drôlement pathétique ? Un côté mordant, sarcastique aurait bien mieux desservi l'histoire... Histoire qui d'ailleurs ne révèle pas de gros bouleversements, ceux-ci n'ayant aucun intérêt pour l'avenir. Pourquoi blinder le scénario de clichés post-Pille (la comparaison n'est pas glorieuse certes, Lolita Pille n'ayant pas elle-même inventé grand chose) alors qu'il existe tellement de possibilités de faire une histoire qui sort du salmigondis simsien ? Et passons sur de nombreuses bévues dans la rédaction, l'exemple le plus flagrant étant lorsque Nuptia entre dans l'hôpital, et où l'on apprend successivement que le personnel de l'hôpital a une façon bien particulière de considérer le secret médical, et que, hôtel et hôpital ayant le même préfixe, l'on peut interchanger les rôles, et louer un étage d'hôpital...

Mais ne nous épanchons point trop. Ce blog n'est absolument pas maîtrisé de bout en bout. Alors qu'on aurait pu se retrouver face à un blog sympathique à suivre, on ne retrouve là qu'une histoire confuse, passant d'un personnage à un autre, un humour parfois déplacé, des personnages à la psychologie survolée mais jamais explorée... Je lance donc un appel à Mandarine : pourrais-tu, s'il te plait, m'expliquer tes choix ? Tu me trouves ici plus que circonspect, et j'aimerais te comprendre... Car là, la vague s'est trouvée être sacrément salée.

BiF'

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La peau bien blanche, la robe bien noire, les yeux masqués par une épaisse couche de maquillage, elle surgit d'ailleurs. Il est 20 heures, mardi 20 juin, et l'humble promeneuse que je ne suis pas ne s'étonne que peu de cette apparition. Ce n'est pas la première fois qu'une histoire comme Behindblueeyesim cherche à faire sa place dans ce vaste terrain vague qu'est le blog, et malheureusement pas la dernière qu'elle échoue.

Au départ évidemment, la facilité n'est pas de mise. Le sujet abordé, battu et rebattu, maltraite sans pitié notre soif de fraîcheur et l'amène à se réduire au désir plein d'espoir d'être séduit, charmé, ou simplement intéressé par une intrigue rondement menée. A nouveau, il faut essuyer une frustration d'autant plus violente qu'elle ne fait plus place à aucune autre attente. C'est le vide. Et même si quelque fois l'on se raccroche à un paragraphe correctement écrit ou à une photo esthétiquement agréable, il faut reconnaître que l'on est indéniablement déçu.

Au final, cette déception, aussi prévisible soit-elle, nous ferait presque dire que derrière ces beaux yeux bleu, il n'y a rien...
Dommage.

Junie.
# Posté le mardi 20 juin 2006 15:30
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:39

Sims-life-01

Sims-life-01
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Les sims n'ont qu'une vie. Qu'ils s'appellent Jim, Sephora ou Sara, qu'ils habitent Simstates ou non, que leur décapotable soit verte ou rouge, violette ou orange, la limite est, et reste unique et immuable, une vie, une seule. Et ils l'ont compris, surement aidés par divers faits qui confirment bien trop souvent que la vie ne tient qu'à un fil.

Attrape un verre, une bouteille de jus de pomme, sers-toi généreusement et consomme-le avec une modération amoureuse : il doit tenir 28 pages. A l'image du liquide précieux qui flirte élégamment avec tes sens, l'histoire se déroule, tisse sa toile de tentatives réussies, inabouties, manquées, de manière raisonnable et raisonnée respectant les plus grandes soifs de cohérence et de mouvement. Agréable, menée par des mains qui transpirent l'humanité, trahie par quelques difficultés de compréhension qu'elles peuvent parfois engendrer, animée d'un souffle qui, à défaut d'être très novateur, a le courage d'assumer ce qu'il entreprend, de manière énergique et convaincue, l'histoire est ce qu'elle est, et ne se barde pas de lourdes prétentions qui nuirait durement à sa fraîcheur.

A noter aussi, et ce plus techniquement parlant, une approche faite dans le style des Sims 1, la caméra surplomblant plus les personnages qu'elle ne se fond parmi eux et correspondant finalement bien au ton de l'histoire, qui ne cherche pas un réel attachement aux personnages mais un intéressement plus global, plus complet.

Des choses à regretter, il y en a évidemment, mais avec un peu de recul, il faut essayer de considérer la chose comme un tout, où défauts et qualités ne le sont plus que par leurs noms, et où seul compte la sensation du moment, la plus brute, la plus immédiate. Une histoire de sims, ce n'est pas que des phrases et des images qui se côtoient, mais c'est aussi cela. Alors c'est bien, c'est bien.

Junie.



Un homme, Jim. Une femme, Sara. Une fille, Sephora. Le cadre est posé, ce sera une histoire intimiste, en famille. Famille déchirée, recomposée, agrandie : tous les ingrédients à ce genre d'histoires sont ici présents. On lit plaisamment, de manière plus ou moins intéressée. On tique sur certains détails, comme la confusion générale de l'histoire et ses ellipses absurdes, et on apprécie d'autres événements, certaines trouvailles de l'écrivain et autres. Puis vint la fin de ce qui fut mis en ligne, et c'est le drame : une fois lu, l'envie de savoir la suite n'est pas réellement là. Sims-life-01, blog pop-corn ? Expression réductrice, chafouine ; non, Sims-life-01 est tout de même plus qu'un "vite lu, vite oublié" : c'est se plonger dans l'intimité d'une vie, instant volé sur l'échelle de surprises qu'un homme peut subir. Une Lettre à Elise qu'un piano parfaitement accordé joue. Il serait dommage de ne pas profiter du concert.

BiF'

# Posté le lundi 03 juillet 2006 19:42
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:41