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Valhya ou la guerre des Anciens

Valhya ou la guerre des Anciens
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L'histoire de Valhya est typiquement celle qui aurait pu mal tourner. Celle que vous auriez alors cru lire pour la dixième fois, ne se différenciant des autres que par la faible divergence des mots dans la barre d'adresse. Ecrire une histoire de sims, c'est toujours prendre des risques. Ecrire une histoire fantastique de sims c'est prendre doublement des risques. Par une logique implacable, l'écriture de cette histoire a donc engendré une triple prise de risques.

Un mélange organisé avec soin entre fiction et réalité. Un basculement entre deux mondes auquel nous assistons sans aucun trouble majeur. Reste que certains éléments peuvent surprendre au premier abord, comme la transformation de l'héroïne en caïnite, certainement un peu rapide pour nos yeux d'humains fatigués. Mais avec du recul et une ou deux relecture, il apparaît comme évident que cet effet, délibéré ou non, s'harmonise parfaitement avec le reste du récit et nous prépare même au nouveau rythme qu'il prend.


Valhya porte en elle une part de chacun d'entre nous. Celle du rêve, de l'idéal. Celle qui étouffée par la raison de l'extérieur n'a jamais pu s'exprimer avec force et conviction. Ce thème fréquent de l'évasion par le changement plus ou moins radical prend ici une dimension toute particulière, puisque le lien avec la réalité est malgré tout toujours maintenu, et occasionne un parrallèle comparatif permanent.

Pari réussi donc pour cette expérimentatrice blogale d'un nouveau genre et qui nous prouve encore une fois que sortir des sentiers battus ne peut être que payant lorsque l'on arrive à tracer proprement son chemin, sans se contenter des hautes herbes.

Junie.

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On aurait pu croire, en lisant l'intitulé du blog, qu'il faisait hommage au plus célèbre des tranquilisants. Au final, de ce tranquilisant, il ne garde que l'aspect hautement addictif. Valhya, c'est avant tout une jeune fille mal dans sa peau, en quête de renouveau. C'est l'histoire de ses amis, anciens et futurs. Des rivalités, des rapprochements, des sentiments, des vouvoiements et tutoiements : Valhya, c'est un péplum adapté à la sauce comics.

L'auteure y est une péripatéticienne au sens étymologique du terme - du grec péripatos, qui signifie promenade ; une péripatéticienne est donc une "promeneuse"... - : elle se promène dans son jardin à idées, y prend des fleurs, et fait un joli bouquet garni. Elle joue plus sur les idées que sur les mots, s'accroche à elles et s'appuie entièrement sur ses fleurs. Savoureux mélange de lycanthropie, de vampirisme et autres mythologies monstrueuses, la créatrice a su astucieusement magnifier le film Underworld - qui est mauvais, mais là n'est pas la question - dans ce blog, en ayant une vraie personnalité. Et Dieu sait que la personnalité est généralement ce qui manque.

Valhya, lecture chaudement recommandée. Ne vous fiez surtout pas aux premières pages, qui semblent terriblement banales mais néanmoins nécessaires ; ne vous fiez pas aux petites erreurs de scénario que l'on peut apercevoir de-ci de-là ; ouvrez vos esprits, passez au-dessus de ces légers défauts, et regardez le bouquet. Petit message à l'auteure, si elle nous lit : fais en sorte que le bouquet ne se fane pas...

BiF'.

# Posté le lundi 12 juin 2006 16:02
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:38

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