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Sims-life-01

Sims-life-01
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Les sims n'ont qu'une vie. Qu'ils s'appellent Jim, Sephora ou Sara, qu'ils habitent Simstates ou non, que leur décapotable soit verte ou rouge, violette ou orange, la limite est, et reste unique et immuable, une vie, une seule. Et ils l'ont compris, surement aidés par divers faits qui confirment bien trop souvent que la vie ne tient qu'à un fil.

Attrape un verre, une bouteille de jus de pomme, sers-toi généreusement et consomme-le avec une modération amoureuse : il doit tenir 28 pages. A l'image du liquide précieux qui flirte élégamment avec tes sens, l'histoire se déroule, tisse sa toile de tentatives réussies, inabouties, manquées, de manière raisonnable et raisonnée respectant les plus grandes soifs de cohérence et de mouvement. Agréable, menée par des mains qui transpirent l'humanité, trahie par quelques difficultés de compréhension qu'elles peuvent parfois engendrer, animée d'un souffle qui, à défaut d'être très novateur, a le courage d'assumer ce qu'il entreprend, de manière énergique et convaincue, l'histoire est ce qu'elle est, et ne se barde pas de lourdes prétentions qui nuirait durement à sa fraîcheur.

A noter aussi, et ce plus techniquement parlant, une approche faite dans le style des Sims 1, la caméra surplomblant plus les personnages qu'elle ne se fond parmi eux et correspondant finalement bien au ton de l'histoire, qui ne cherche pas un réel attachement aux personnages mais un intéressement plus global, plus complet.

Des choses à regretter, il y en a évidemment, mais avec un peu de recul, il faut essayer de considérer la chose comme un tout, où défauts et qualités ne le sont plus que par leurs noms, et où seul compte la sensation du moment, la plus brute, la plus immédiate. Une histoire de sims, ce n'est pas que des phrases et des images qui se côtoient, mais c'est aussi cela. Alors c'est bien, c'est bien.

Junie.



Un homme, Jim. Une femme, Sara. Une fille, Sephora. Le cadre est posé, ce sera une histoire intimiste, en famille. Famille déchirée, recomposée, agrandie : tous les ingrédients à ce genre d'histoires sont ici présents. On lit plaisamment, de manière plus ou moins intéressée. On tique sur certains détails, comme la confusion générale de l'histoire et ses ellipses absurdes, et on apprécie d'autres événements, certaines trouvailles de l'écrivain et autres. Puis vint la fin de ce qui fut mis en ligne, et c'est le drame : une fois lu, l'envie de savoir la suite n'est pas réellement là. Sims-life-01, blog pop-corn ? Expression réductrice, chafouine ; non, Sims-life-01 est tout de même plus qu'un "vite lu, vite oublié" : c'est se plonger dans l'intimité d'une vie, instant volé sur l'échelle de surprises qu'un homme peut subir. Une Lettre à Elise qu'un piano parfaitement accordé joue. Il serait dommage de ne pas profiter du concert.

BiF'

# Posté le lundi 03 juillet 2006 19:42
Modifié le vendredi 25 août 2006 07:41

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